Pour ne point avoir tenu compte de cet avertissement, Chirac et
Sarkozy (rappelons que c'est ce dernier qui a imposé le referendum au premier),
se sont pris une tôle qui modérera leur arrogance envers la classe ouvrière ;
car ce vote fut surtout le NON de la France d'en bas à la France d'en haut.
On avait d'ailleurs cette répartition :
Il n'y a pas eu de dissidences dans le camp du NON, mais il y en a eu dans le camp du OUI. Quelques UMP, mais surtout des socialistes opportunistes. Soyons clair, en minorité au sein de leur parti, Fabius et les autres ont choisi le NON. S'ils avaient été majoritaires et Hollande et les siens minoritaires, nul doute que leurs choix fussent tous le contraire de ce qu'ils furent. Ceci dit, ne minorons pas leur rôle dans la victoire du NON. Mais cela n'explique pas l'importance du score du NON.

Nul n'est besoin d'être sorcier pour constater l'importante baisse de l'abstention. Les abstentionnistes ont-ils voté NON ? C'est la question (et la réponse) vite trouvée par les journaleux (comme l'on dit au Québec).
En fait, n'oublions pas que les anarchistes ne votent pas lors des scrutins
nominatifs ou de listes, mais ils leur arrivent de se déplacer dans certains
referendum. Celui-là en fut !
C'est donc le vote anarchiste qui a réellement
fait la différence. C'est là que l'on se rends compte de l'absurdité de
l'attitude de la Fédération Anarchiste a ne pas vouloir participer aux
élections.
Certes, nous sommes d'accord avec le fait de refuser de participer
à un Système que l'on veut abattre. Mais il ne s'agit pas d'être élu... et si
cela arrivait, ce serait la chaise vide.
Seules, aujourd'hui, les élections permettent d'avoir accès aux médias. Y renoncer implique de se condamner au groupusculisme perpétuel. Ce n'est pas comme cela que l'on sera un jour au Pouvoir. Et attendre le Révolution revient à attendre le dégel (à prendre aussi au sens propre) ; et même s'il s'en produit une, la dernière (mai 68) fut un quasi échec.
Il est donc grand temps que les anars sortent du dogmatisme, de ce dogmatisme qui a, rappelons-le, entraîné les staliniens à leur perte.
La pensée de Marx, de même que celle de Bakounine, est une pensée qui doit évoluer au lieu de se stériliser. La télévision et Internet n'existait pas à leur époque. Aujourd'hui, la télévision joue un rôle en politique qui n'a aucun équivalent dans l'histoire politique passée (ceci est une réflexion matérialiste historique), les staliniens n'existent plus que grâce à elle, les trotskystes et Le Pen ont obtenus la consécration grâce à elle, c'est la télévision qui "fabrique" des gens comme Léotard hier, Bayrou, Coppé, Sarkozy aujourd'hui.
Or, parce qu'ils ne participent pas aux élections, les anars sont ignorés de la télévision comme des grandes radios et des grands journaux.
Il est grand temps que cela cesse, et que, compte tenu de l'importance, connue de nous comme vu plus haut, mais évidemment ignorée des médias ; les anars se décident enfin à sortir du groupusculisme. Nous en avons les moyens et les effectifs.
Le Bureau Politique Provisoire de MP1PM