Il s’agit bien sur du marxisme politique et philosophique qui nous concerne plus particulièrement. Non du marxisme économique (qui fera l’objet d’un chapitre ultérieurement).
Les facteurs qui ont provoqué cette 3ème révision sont assez nombreux pour justifier cette dernière :
1. La perte des acquis de mai 68 (acquis obtenus grâce aux 2 premières révisions
de Reich et Marcuse).
2. Les progrès de la psychanalyse et de la psychosociologie (domaines
particulièrement abordés par le MIEL).
3. La redéfinition du fonctionnement du Système (notamment depuis la disparition
de l’URSS) comme préalable et raison d’être d’une réactualisation des 2
premières révisions.
4. La découverte d’un fonctionnement occulte et parallèle au précédent
nécessitant une 3ème révision
Les 2 premiers points ont déjà largement été abordés dans des chapitres
précédents aussi bien par le MIEL que par MP1PM et n’envisageait qu’une reprise
et une redécouverte des idées caractérisant les 2 premières révisions (point 1)
tout en les réactualisant (point 2).
Ce sont les 2 points suivants qui nous amènent au seuil de ce qu’il faut bien
appeler une 3ème révision.
a) en voie d’être atteint
b) amène un marché plus grand pour le mondialisme
c) c’est un cercle vicieux qui a été amorcé par :
α) les capitalistes et leurs médicaments, une baisse de la mortalité
considérable. En soi, cela partait d’une bonne intention tout en créant de
nouveaux marchés pour l’industrie pharmaceutique.
β) les staliniens et leur théologie de la libération, qui en les
rapprochant des éléments catholiques de gauche et islamique,
amena une hausse de la natalité par :
o le remplacement des « mouvements de libération » par des mouvements religieux
intégristes à caractère sexuel-répressifs. (dont Wilhelm Reich a démontré qu’il
est le préalable à ce qui suit)
o La soumission des femmes au nouvel ordre patriarcal.
o L’expulsion des ONG.
o L’interdiction des Planning Familiaux et de l’Ecole pour les femmes.
(l’expulsion des ONG en était le préalable)
o Le développement du SIDA, de la malaria (conséquence de l’expulsion des ONG)
o L’enrôlement des enfants pour la guerre.
o L’apparition de famines. (conséquence de l’expulsion des ONG)
o L’accroissement de la pauvreté. Ceci suscite l’apparition d’organisations
humanitaires « alibis » (islamique notamment), remplaçant les ONG et servant de
tremplin pour recruter.
Il est indéniable que les staliniens et les capitalistes ont joué
contre leur camp en favorisant les intégrismes. Mais ce sont les
capitalistes qui s’en tirent le mieux :
o En apparaissant comme ceux qui sont seuls capables d’en finir avec le
terrorisme, même en s’y ralliant Poutine malgré ses exaction en Tchétchénie et
Sharon malgré ses exactions en Palestine.
Ainsi, Poutine, Sharon et Bush apparaissent-ils comme des hommes recherchant la
paix.
o Au contraire, les staliniens en sont réduits à doubler la mise sur le cheval
perdant de la politique tiers-mondiste initiée par Krouchtchev, parce qu’ils
n’ont pas d’autre choix. Politique particulièrement dangereuse car :
Elle favorise le capitalisme par l’accroissement du marché.
Favorise toujours plus les mouvements intégristes au détriment des mouvements
de libération.
Accroît la pollution, le gaspillage, l’effet de serre et nous rapproche de la
6ème extinction.
Cause toujours plus de misères pour essayer de sauver une idéologie érronée.
Ce qui est grave, c’est qu’un certain nombre d’organisations d’extrême-gauche
(LCR notamment) s’y sont rallié.
qui en est la conséquence,
non seulement parce que les pauvres polluent aussi (la Chine notamment), mais
parce que l’on produit (et donc pollue) plus dans les pays riches pour
satisfaire ces marchés grandissant ; nous rapproche d’une possible 6ème
extinction massive (Il y en a eu 5 depuis le début de l’ère primaire il y a 600
millions d’années) et alimente les discours millénaristes, apocalyptique et
gnostique des sectes.
La perte de croyance en l’avenir et le « tous pourris » amène aussi de nouveaux
« clients » aux sectes.
islamisme, le plus en flèche, mais aussi
catholicisme avec ses papes ultra-réactionnaires Jean-Paul II et Benoît XVI,
certains mouvements protestants (autour de Bush notamment), la transformation de
l’Etat d’Israël, état laïque et socialiste (rappelons que kibboutz est l’hébreu
du russe kolkhoze) en un état de plus en plus intégriste religieux. Cette montée
des « opium du peuple » est largement due à la surpopulation et à la pauvreté
grandissante qui en est la conséquence logique.
De plus en plus, le terrorisme islamique se substitue aux guérillas marxistes de
« libération ».
• L’autre conséquence de la montée des « opium du peuple » est la disparition des acquis de mai 68 en matière de liberté de la femme, de liberté de la sexualité (une des raisons fondamentales de la création de nos mouvements).
• La mise en exergue des symboles du Système : la cravate chez les hommes et plus récemment l’ESB chez les femmes.
• La montée de l’extrême-droite que nous analyserons plus en détails dans les § III et IV.
Il était relativement simple (mais pas aussi simpliste
que dans les films de James Bond). Il reposait sur le double « Yalta »
(extérieur et intérieur)
i. Yalta (le Yalta extérieur) : Georges Orwell dans « 1984 » avait bien compris
le rôle de cette guerre interminable sans vainqueur ni vaincu dont l’existence
même sert d’alibi à l’existence et au maintien du régime (d’un camp comme de
l’autre).
ii. Grenelle (le Yalta intérieur) : bien que l’alliance tacite et secrète entre
gaulliste et staliniens remonte à plus loin (2ème GM, Algérie), c’est mai 68 qui
va offrir avec les Comités d’entreprises, les crédits d’heures, les postes de
permanents, les caisses sociales à gestion paritaires, etc… bref, les pantoufles
d’apparatchiks aux staliniens (et pas qu’à eux).
Aujourd’hui, les menaces planent sur la pérennité des pantoufles de ces gens
dont certains n’ont pas bossé depuis plus de 20 ans et n’ont pas l’intention de
retourner au turbin à 10 ans de la retraite.
Par conséquent, on fait cause commune, on discute, on se fait acheter (et c’est
bien ce que dénonce la CNT) pour sauver les pantoufles, et on n’hésite pas à
cracher, voir pire, sur les vilains petits (c)anars.
Dans le nouveau Système, l’aspect occulte atteint des proportions inouïes jamais
encore atteintes dans l’Histoire. C’est l’Himalaya de la manipulation des
masses. De quoi faire ressortir de sa tombe l’auteur de « Psychologie de masse
du fascisme ». Hors c’est justement le pourquoi de notre travail et de nos
choix.
Le « Yalta » philosophico-psycho-socio-politique devient un système triple :
La gauche plurielle (le Yalta du milieu) : L’alliance avec la gauche
caviar rose-vert est devenue la pierre angulaire de la politique des stals.
Finis l’époque ou Marchais (1983) pouvait claquer la porte à
Mitterrand et garder des députés. Aujourd’hui, les députés stals sont
élus avec 97 % de voix rose-vert-trotskystes.
Besancenot est le dindon d’une farce qui ne profite qu’aux seuls stals,
Arlette à bien raison de ne pas vouloir discuter avec eux.
1) Capitalistes, libéraux et mondialistes :
Le G8 qui prétend lutter contre la pauvreté grandissante du Tiers-monde
(annulation de la dette [les intérêts, c'est-à-dire les profits des banques ont
été à peu près complètement payés, il restait à rembourser le capital,
c'est-à-dire les prêts fait avec l’argent de nos impôts] pour lui permettre
d’emprunter à nouveau [de nouveaux prêts fait avec l’argent de nos impôts] )
Le discours du Développement durable qui outre un nouveau marché capitaliste
grandissant, ne permettra pas d’empêcher (peut-être, au mieux, de retarder ou de
limiter) la catastrophe écologiste de la 6ème extinction massive.
Le discours de Chirac pour un nouvel impôt, officiellement appelé « contre la
pauvreté (du Tiers-monde) », officieusement « pour le développement (du
Tiers-monde) ». En réalité cela reviendrait à prendre aux pauvres des pays
riches (les riches des pays riches ne payent (presque) pas d’impôts) pour donner
aux riches (les capitalistes locaux) des pays pauvres. Pour certains, il
s’agirait même d’encourager les délocalisations avec l’argent… des futurs
chômeurs… mis au chômage par la politique même qu’ils auront financé avec leur
impôt.
L’aide alimentaire permet :
D’écouler la surproduction agricole des USA et de la France principalement.
Par sa gratuité, ruine l’agriculteur local du fait de cette concurrence
déloyale et rend son pays dépendant de produits de consommation fabriqué en
Occident et … payant. (et augmente la pollution émise par l’Occident [voir §
ATTAC] )
2) Staliniens :
Le MRAP : destiné à faire oublier :
Le pacte germano-soviétique, l’alliance avec Hitler, le partage de la Pologne
et les sabotages commis par le PCF (clandestin puisqu’interdit par le
gouvernement pour cette raison) et qui a sinon provoqué la défaite de mai-juin
1940, en tout cas y a fortement contribué.
Après le refus du plan Marshall et le départ du PCF du gouvernement de la IVème
République naissante, le PCF, mis en cause pour son patriotisme à géométrie
variable, mis en avant son rôle (effectivement numériquement prédominant) dans
la Résistance… mais il n’y aurait pas eu besoin de résistance si il n’y avait
pas eu de défaite en juin 40 !
Le fait que le PCF a été le seul grand parti contre l’immigration jusqu'à la
percée du FN au début des années 80. Qui se souvient de Robert Hue,
personnellement aux commandes d’un bulldozer rasant un SONACOTRA ? Ces images
avaient, à l’époque, 1980, fait le tour du monde. (c’est d’ailleurs une
constante chez les staliniens de choisir un chef aux mains sales, comme Georges
Marchais, ouvrier volontaire chez Messerschmitt pendant la guerre. Ainsi, le
politburo le tient dans sa main) Grâce au MRAP, le PCF veut faire croire qu’il
est sinon le seul, du moins le principal parti à lutter contre le racisme. Cela
rappelle le « parti du million de résistant ».
ATTAC : cet organisme est typique des méthodes actuelles du stalinisme. Sans à
peine cacher ses liens avec le PCF, voilà une organisation qui apparaît
soudainement et partout en même temps. Ceci est manifestement impossible sans
disposer d’une infrastructure déjà existante (de l’organisation parraine ?).
Elle a pour but de donner le change en matière d’écologie, de faire oublier les
désastres staliniens en la matière (Mer d’Aral, Tchernobyl, dépotoirs nucléaires
à Mourmansk et Vladivostok, etc…), et de contrer le parti des Verts (il faut
rappeler que le PCF était en 1968 le 1er parti de gauche. Après la création du
PS par Mitterrand en 1972, il se retrouva 2ème. Et voilà que les Verts lui
prennent cette 2ème place. La LCR est même en voie de les reculer à la 4ème.)
devenu le principal rival et qui comprend Daniel Cohn-Bendit, que Georges
Marchais taxait de juif-allemand dans l’éditorial de l’Humanité du 1er mai 1968.
Une des manipulations d’ATTAC est d’accréditer la thèse que seuls les pays
riches, et surtout les USA (normal pour des stals.) polluent… en omettant la
Chine (normal c’est des potes) et surtout la surpopulation. Pris
individuellement, ces pays n’apparaissent pas comme hyper-pollueurs, mais ils
sont beaucoup plus nombreux. Mais surtout, ils consomment de plus en plus de
produits fabriqués en Occident, notamment de produits alimentaires du fait de
leur dépendance grandissante. Ce surcroît de production en Occident, explique
une bonne part du surcroît de pollution qu’ils émettent. Et il sera évidemment
grandissant si la surpopulation augmente… et ATTAC pourra continuer à dénoncer
la pollution grandissante des USA. (sans en révéler la totalité des véritables
causes puisque comme par hasard on peut chercher en vain le mot de «
surpopulation » dans leurs textes et plus curieusement pour des communistes,
celui de planning familial.) En outre, sachant qu’ATTAC est contre les OGM, on
aimerait qu’ils nous expliquent par quel miracle ils comptent nourrir 15
milliards d’habitant (ou même 9) sans recourir aux OGM ?
Le Secours Populaire destiné à accréditer l’idée du « communisme à visage
humain » lancé à l’époque de la soi-disant déstalinisation (une intox qui à
toujours la vie dure) et destiné à faire pièce au Secours Catholique à
l’origine.
L’ « entrisme » : outre les organisations créées ou suscitées par le PCF, on
trouve aussi d’autres organisations où les membres du PCF, en en devenant
majoritaire, en ont fait un de leurs « alibis ». Le plus connu est la CGT, mise
sous tutelle dès 1948, et plus récemment, la Ligue des Droits de l’Homme,
devenue une organisation jumelle du MRAP.
L’entrisme fonctionne aussi dans l’autre sens, puisqu’il consiste à mettre en
avant (pas trop quand-même), pseudo-démocratie et intox oblige, les hommes de
paille non-communistes de ces organismes. A l’époque de la soi-disant
déstalinisation, on les appelait les « compagnons de route » (Yves Montant par
exemple)
Il faut noter que la LCR semble très intéressée par l’entrisme, et ce qui était
au départ une concurrence acharnée à abouti en fin de compte à un détestable
rapprochement. Une minorité (proche de nous) s’y oppose.
3) Religieux :
o Le Secours Catholique et le CCFD :
son action contre la faim dans le monde vise à camoufler le fait
que le Pape en s’opposant au préservatif, à la pilule, à l’avortement
et au Planning familial en est quasi directement responsable.
Pour ce qui est des cathos « de gauche » du CCFD (Comité Catho
contre la Faim et pour le Développement), leur approche constitue
le chaînon manquant entre le Secours Catholique et ATTAC.
Le discours du CCFD est d’ailleurs quasi identique à celui d’ATTAC (absence
totale d’évocation de la surpopulation et, logique pour des cathos, rien sur le
planning familial) et accrédite l’étonnant rapprochement entre catholique et
staliniens. On se demande d’ailleurs qui fait de l’entrisme chez l’autre. De
Mgr. Gaillot ou de Claude Nikonoff ?
o L’Abbé Pierre, personnage évidemment sympathique qui vient de fêter ses 93 ans
; mais dont l’action sert d’alibi, aux gouvernants cette fois-ci, pour ne rien
faire en faveur des sans-abri (chose impensable en Islande par exemple, où
laisser quelqu’un dans la rue en hiver revient à le condamner à mort)… et où
s’engouffre le couple Gaillot-Nikonoff.
o Ceci nous amène à envisager l’existence d’un Pacte Tripartite d’un nouveau
genre : catho-islamo-staliniens : le Pacte Tripartite des « Opiums du Peuple ».
Force est de constater que l’on est bien obliger de considérer que les
staliniens, anciens pourfendeurs de l’ « Opium du peuple » en 1968, ces
bouffeurs de « calotins » qui se présentaient comme les champions de
l’anticléricalisme… sont eux-mêmes devenus un opium du peuple. Des faits
indéniables le démontre et sont la raison de cet étonnant rapprochement, devenu
une alliance.
α) Le discours quasi identique, au mot près, à la demi-virgule près,
du CCFD et d’ATTAC.
β) Le fait que les 3 membres du pacte trouvent dans la misère
humaine les pigeons qu’ils recrutent.
γ) Le fait que tout trois ignorent sciemment que la cause de cette
misère est due à la surpopulation et que leurs organisations,
surtout les filiales hypocritement humanitaires, font tout pour
encourager et développer cette surpopulation. Surpopulation
qui entraîne les misères qui leurs amènent des adhérents et
permet de justifier le travail de ces « humanitaires ».
δ) Le fait que les islamistes ayant choisi de se mettre en pointe (et
de quelle manière lorsque l’on pense à l’avant-garde terroriste),
cela permet aux cathos et aux stals, les fondateurs du Pacte
Tripartite, d’avancer leurs pions, « de tirer les marrons du feu
sans se brûler » selon l’expression employée par Staline lui-même lors de l’annexion des pays baltes en 1940. Ce n’est pas
un hasard de voir les stals d’aujourd’hui employer la même
politique. Les islamistes, pour les stals, jouent le rôle que jouait
naguère Hitler.
Ce n’est pas un fait véritablement nouveau en
soi. Nombre de sectes, les « new-age » notamment, issues des bouleversements de
mai 68 ont fait leur apparition. Mais si il y a un rapport entre la « Famille
d’Amour » des années 70 et les raëliens, interprétation de la révolution
sexuelle de mai 68 en faveur des intérêts uniquement personnel et patriarcaux
des « gourous à harem » ; par contre David Brandberg (le gourou de la famille
d’amour), même s’il s’est transféré chez Kadhafi dans les années 80, n’a pas
formé de puissant lobby comme l’a fait Claude Vorhillon (Raël) avec le clonage
et les OGM. Car là est le fait nouveau de sectes comme les raëliens, la
scientologie, etc… Ils jouent un rôle de plus en plus important dans la
formation professionnelle, mais maintenant aussi dans les nouveaux marchés
(clonage, OGM etc… et peut-être aussi ESB), les lobby de l’armement, d’une
conquête spatiale humaine devenue inutile (pour le moment en tout cas) en regard
:
α) de la fin de la guerre froide.
β) des progrès considérable de la robotique qui permet d’y aller sans
ces terriblement coûteuses infrastructures de survie qu’exige la
présence humaine.
γ) des progrès tout aussi considérable de l’astronomie qui permet de
voir sans y aller.
δ) d’une station orbitale permanente dont on s’aperçoit que l’on ne sait
pas à quoi elle sert (et qui a coûté et coûtera encore fort cher) et qui
aura atteint l’âge de la retraite avant même d’être terminée.
ε) d’une navette spatiale qui n’a rien à voir avec le projet d’origine de
« navette » (elle ressemblait à l’ancien projet Hermès de l’ESA) et
s’est trouvée démesurément (et dangereusement) agrandie par les
exigences des militaires (et des sectes ?).
Les « spins doctors », dont nombres d’entre-eux viennent des sectes et de
sectes ayant des liens avec l’extrême-droite.
Les sectes commencent aussi à s’intéresser à la pollution, l’effet de serre.
C’est évidemment le cas des millénaristes (Témoins de Jéhovah) et autres
chevaliers de l’Apocalypse.
1) Les récupérations : Là aussi, ce n’est pas nouveau ; mais elles étaient
surtout le fait du capitalisme comme l’a démontrer Marcuse. Maintenant, comme on
peut le voir sur le schéma occulte, c’est à qui, de la droite ou de la gauche,
ira le plus loin dans cette voie à travers les organismes « alibis » dont c’est
une des finalités.
A. Le choc du 21 avril : Ce qui est surprenant, ce n’est pas que Le Pen arrive
au 2ème tour, c’est que cela n’arrive que maintenant alors que cela fait 20 ans
qu’il a percé.
Gouverner c’est prévoir, disait les romains. On a découvert à cette occasion la
nullité de la classe politique toute entière en regard d’un fait pourtant
largement prévisible. C’est une autre des raisons qui nous a amener à passer du
stade d’association d’opposition à l’épilation sous les bras à celui de parti
politique.
Et encore, si l’on rajoute les voix de Mégret à celle de Le Pen, il est non
seulement devant Jospin, mais aussi devant Chirac… c'est-à-dire en tête au 1er
tour. Alors, Mélenchon qui disait qu’il n’a manqué à Jospin que 2 voix par
bureau de vote, il peut aller se rhabiller.
B. Pour nous, le vrai choc c’est le 5 mai, lorsque au 2ème tour, toute la
gauche, sauf Lutte Ouvrière, appelle à voter Chirac.
Lorsque Arlette déclare (après le vote) « que Chirac l’emportait sur Le Pen par
2 contre 1 sans l’appoint de la moindre voix de gauche », nous sommes tout à
fait d’accord. La Gauche devait appeler à l’abstention. (et c’est encore une
autre raison qui nous a décider à devenir un parti politique)
Que la gauche-caviar PS-Verts, que l’allié secret des gaullistes, le PCF,
appellent à voter Chirac ; rien d’étonnant après tout. Mais que la LCR en fasse
autant, là c’est plus difficilement acceptable et compréhensif. En conséquence,
nous dénions à la LCR le droit d’arborer un drapeau où il y a écrit 100 % à
gauche… puisque ce n’est plus vrai.
C. L’autre grand choc fut l’attitude des médias systémiques et notamment celle
de
Anal + et de Karl Nul. Plus de 6 mois avant le 1er tour, nous avons assisté à un
matraquage inouï contre Chirac, qualifié (à juste titre) de « super-menteur ».
Même des chaînes qui normalement ne font pas de politique comme NRJ et ne passe
que de la musique s’y sont mises en passant jusqu’à 1 fois par heure la chanson
de Zebda où l’on entend, en fond sonore, le discours de Chirac sur « le bruit et
l’odeur ».
Puis, le 21/4, à 20h15, par une unanimité digne de l’ex-URSS, voilà Chirac moins
d’une heure plus tôt, considéré comme l’homme à abattre, devenu le sauveur de la
France. On n’a pas réentendu la chanson de Zebda avant 2 ans. Quand à Karl Nul,
il nous rappela Philippe Henriot. (et c’est encore une des raisons pour laquelle
nous créâmes ce mouvement.)
D. Une conséquence plus grave du choix de la LCR, fut le renforcement du sentiment « tous pourris » au sein de la population. Après avoir été trahi par le PCF en 1968, par Mitterrand en 1983 et lors de la catastrophe de l’ « Erika » par les Verts, voilà que la classe ouvrière se reconnaît dans un nouveau défenseur… mais 15 jours à peine après lui avoir accordé 6 % des voix, une percée, voilà que le facteur, le nouveau tribun de la plèbe, appelle à voter pour le Capital, la Droite et le candidat des patrons et des exploiteurs. Plus jamais, même en s’alliant avec LO, il ne refit ce score. Et il y a fort à croire que malgré le fait qu’il soit devenu le chouchou des médias systémiques, il ne refasse jamais plus ce score.
C’est un des aspects les plus étranges du Système actuel. On n’a pas pu le faire
figurer sur un schéma, où alors il aurait fallu en faire un autre, mais en 3D,
ce qui
est impossible. Ce sera donc une explication de texte.
Après la fracture sociale, vient se greffer cette fracture électorale d’une
France
d’en bas qui ne se reconnaît plus dans la France d’en haut, y compris dans les
parti pour qui elle vote, y compris les partis populaires ou populistes vers qui
pourtant elle se tourne.
1. 45 % des français qui ont voté Le Pen au 1er tour n’ont pas voté pour lui au
2ème.
10 se sont abstenus, 35 ont voté Chirac (selon les sondages).
Comment expliquer cela ? En général, lorsque l’on vote pour quelqu’un au 1er
tour, c’est pour qu’il soit présent au 2ème et si possible, qu’il gagne le 2ème.
Hors là, on a la réaction suivante : « Merde, j’ai voté pour lui mais je ne veux
pas
qu’il soit élu ! »
En fait l’explication est assez simple. Il s’agit d’électeurs de Chirac qui
votent Le Pen au 1er tour pour dire à Chirac : « Fait ceci, fait cela », et vote
naturellement pour Chirac au 2ème tour. Ils ont donc fait comme d’habitude, un
peu surpris quand même… mais moins que les abrutis qui nous dirigent… (et c’est
eux qui nous prennent pour des cons)
On a donc des électeurs d’un parti qui votent pour un autre de façon à modifier
la politique de ce 1er parti. (alors qu’il suffirait d’y adhérer (s’il est
démocratique) pour modifier cette politique de l’intérieur, de façon plus
efficace)
2. Mais alors d’où viennent les 45 % de voix qui ont permis à Le Pen de faire le
même score au 2ème tour ?
Les abstentionnistes ? Quelques-uns peut-être. En fait c’est de la gauche, non
présente au 2ème tour que viennent les voix en question. Alors que tous leurs
dirigeants (sauf Arlette) appelaient en cœur à voter pour le candidat des
patrons, il est un fait indéniable, et somme toute logique, que nombre de
travailleurs ait voté pour l’adversaire du candidat des patrons. Des gens qui
ont voté Besancenot au 1er tour et Le Pen au 2ème, on en connaît plein.
Ainsi, nous constatons que les électeurs d’un parti au 1er tour peuvent faire
exactement le contraire de ce que leur favori du 1er tour leur demande de faire
au 2ème.
3. Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne (auquel nous avons
participé pour la victoire du NON), nous en apprends encore plus.
Nous avons entendu, encore en cœur là aussi, de Mélanchon à Besancenot en
passant par Buffet, Mamère et Cie , tout un discours pour « la victoire du NON
d’un NON de gauche » qui n’aurait rien à voir avec le NON de l’extrême-droite.
Peut-être en ce qui concerne les motifs du non… mais les électeurs sont à plus
des 3/4 les mêmes.
Ainsi, on constate que les électeurs de partis totalement ennemis au point
d’appeler à voter pour l’ennemi de classe… sont les mêmes élesteurs.
Le vote d’extrême-gauche et celui d’extrême-droite, ne serait-il qu’un simple
vote
protestataire, comme l’affirme les partis du centre ? On est bien forcé de
l’admettre, et d’admettre par cette victoire du NON qu’il est devenu
majoritaire.
La protestation s’adresse en fait, non seulement à l’encontre des partis du
centre, mais aussi à l’encontre des partis dont les électeurs se servent pour
protester…
4. Les électeurs ne sont pas les seuls à ne pas se reconnaître dans les gens
pour qui
ils votent. Les partis non plus ne reconnaissent plus leurs électeurs. On a vu
Besancenot ne pas reconnaître ses électeurs frontistes, il en va de même de Le
Pen.
Récemment ce dernier déclarait que les 18 % qu’il a fait au 2ème tour,
représente
36 % des voix de la droite, soit plus des 2/3. Il ignore donc qu’environ 40 % de
ces
voix du 1er tour sont d’anciens électeurs PCF auxquelles se sont rajoutées 45 %
de
nouvelles voix de gauche, soit 85 %.
Et tout porte à croire que les discours débiles, langue de bois, vont se
poursuivrent et s’accroîtrent… et que le « tous pourris », l’abstention et les
votes « absurdes » concomitamment… tant qu’il y aura des sourds, prisonniers
d’un marxisme non revu, corrigé et réactualisé.
Il est intéressant de constater que la plupart des
formations politiques et la plupart des états ont été incapable de digérer la
disparition de l’URSS, ont été incapable de passer d’un monde bipolaire à un
monde unipolaire.
Résumons quelles sont les principales causes de cet évènement :
1) Tchernobyl : cette catastrophe a prouvé que le système stalinien n’était pas
viable aussi bien
pour des raisons de technologie dépassée que pour la non prise en compte de cet
élément nouveau et désormais vital qu’est l’écologie. Le discours de Marx et
Engels qui consistait à dire que l’Homme devait vaincre et combattre la Nature
pour survivre et se développer, appartient au passé.
2) Solidarnosc : Le syndicat polonais a démontré que le Parti Communiste n’est
plus l’expression de la classe ouvrière.
3) L’échec économique pour au moins 2 raisons :
a) La pression des militaires : à la fin de la 2ème Guerre mondiale, Staline
décida de continuer à faire tourner l’industrie militaire soviétique à plein
régime. Son raisonnement était le suivant :
Soit les pays occidentaux suivaient la course aux armements et sacrifiaient la
production civile à la production militaire. Conséquence : les PC des pays
occidentaux prendraient le pouvoir grâce au mécontentement des masses.
Soit les pays occidentaux ne suivraient pas cette course aux armements et
l’Armée Rouge aurais acquis une telle supériorité qu’une 3ème Guerre mondiale
puisse être gagnée ; ou, au moins, une « satellisation », une « finlandisation »
de l’Europe occidentale.
Hors ce raisonnement s’est retourné contre l’URSS.
Jusqu’à l’époque de Gagarine, le niveau de vie entre l’Europe occidentale et les
pays de l’Est était assez voisin, nombre des pays de l’Europe occidentale étant
empêtré dans des guerres coloniales qui obéraient leurs développement. A partir
de 1965, l’écart se creuse en faveur de l’Ouest et le PNB augmentant, le
pourcentage réservé au militaire put diminuer tout en maintenant une Défense
crédible. A contrario, en URSS, la part réservée au militaire du augmenter
constamment au sein d’une PNB stagnant pour tendre vers la supériorité… sans
l’atteindre. Ceci se fit au détriment de la production de biens « civils ». En
outre cette course aux armements était devenus absurde avec l’arrivée de la
bombe H, car si une guerre était possible et gagnable (mais à quel prix) avec la
bombe A, elle était devenue impossible et ingagnable avec des frappes et
contre-frappes mégatonniques. Malgré cela, l’URSS s’enferma dans la poursuite de
cette politique de plus coûteuse en voulant se doter de porte-avions, d’une
flotte de débarquement amphibie, de missiles ABM (anti-missiles), de chars T 72
de 3ème génération, d’avions à pilotage instable requerrant obligatoirement
l’informatique (MiG 29, Su 27), de missiles de croisière, de radars 3D, d’ECM et
d’ECCM (contre-mesures et contre-contre-mesures électroniques), de satellites
anti-satellites, de missiles MIRV (à têtes multiples indépendantes), du
remplacement de l’artillerie tractée par l’autopropulsée avec radar et
informatique, d’une 3ème génération de missiles sol-air, d’une 3ème génération
de missiles anti-chars, de l’introduction d’un nouveau et petit calibre pour les
armes légères, d’une tendance au gigantisme extrêmement coûteuse (porte-avions,
croiseurs, sous-marins, bâtiments amphibies, de ravitaillement en pleine mer),
d’une 3ème génération de vedettes lance-missiles, d’avions de transport
stratégique, de bombardement stratégique supersonique, d’avions et
d’hélicoptères anti-guérilla pour l’Afghanistan, etc… La liste est longue de
cette course ruineuse… et inutile. L’Afghanistan est un échec et la 2ème guerre
du Golfe (celle de Bush père) montra en plus que les produits les plus
sophistiqués, MiG 29 notamment, étaient totalement surclassés par l’apparition
d’avions stealth (furtifs, 4ème génération), d’ECM et d’ECCM américains
démontrant définitivement l’énormité du retard soviétique en matière
d’électronique et d’informatique… Pire, c’est un vieux missile des années 50, le
SCUD, un simple V2 allemand amélioré, parce que non-guidé et donc insensible aux
contre-mesures, qui se révéla le plus efficace ; et seulement sur le plan
psychologique et médiatique. Sur le plan militaire et politique (dégâts
matériels et entraînement d’Israël dans la guerre), ce fut un échec.
C’est en prenant conscience de l’absurdité de cette course aux armements ; que
l’écart, loin de se réduire, ne faisait que s’accroître au détriment de l’URSS ;
que Gorbatchev décida d’inverser le processus et de reconvertir l’industrie
militaire dans le civil. Mais trop peu et trop tard. Cela ne suffit pas à
satisfaire les masses et mécontenta le lobby militaro-industriel. Et il se passa
la même chose qu’en septembre 1917 où le coup d’état du Gal Kornilov amena
Kerenski à armer les bolcheviks pour le faire échouer… et donna les clefs de la
prise du pouvoir à Lénine.
b) L’autre raison, et non des moindre, tient au choix du système de
planification retenue
par l’URSS. On peut identifier au moins 3 vices majeurs : α) Le plan quinquennal
identifie les besoins puis essaye de les satisfaire. Cette
satisfaction n’intervient au mieux que 5 ans plus tard ; ce qui met le pays dans
une
situation permanente de pénurie.
β) La disparition de la classe des commerçants, considérer comme bourgeois par
le
régime et son remplacement par des fonctionnaires. Contrairement à une idée
reçue, la production des kolkhozes était de bonne qualité et en quantité. Mais
les fonctionnaires vont se révéler incapable de remplacer correctement les
commerçants, incapable d’acheminer la production vers les lieux de
consommation. La production va pourrir dans les silos. Pour éviter cela, le vol
et
la revente au marché noir vont se généraliser, encouragée par la corruption des
fonctionnaires qui vont prendre leur part et y participer. Là est l’origine de
la
mafia russe composée pour l’essentiel de membre du Parti.
γ) L’incapacité d’inventer. Dans le système capitaliste, on créer le produit
d’abord,
un magnétoscope par exemple ; puis par la publicité (il s’agit seulement de la
forme primitive appelée à l’époque « réclame »), on suscite un besoin qui
n’existait pas et qui est inidentifiable par le Plan puisque les masses ignorant
l’existence de ce produit, ne le demande pas. En 70 ans d’existence, l’URSS n’a
ainsi inventé aucun médicament. L’URSS est même obligée d’utiliser le KGB,
non seulement pour voler les secrets militaires de l’Ouest, mais aussi pour
l’espionnage civil industriel.
En résumé, la demande précède l’offre chez les soviétiques, et l’offre
précède la demande chez les capitalistes.
On voit là l’incapacité des staliniens, non seulement à satisfaire les besoins
primaires des masses (nourriture, vêtements, logement, chauffage), mais à
fortiori les besoins secondaires considérés comme bourgeois et luxueux. Ne
parlons pas non plus des besoins intellectuels et artistiques muselés par cette
dictature et sa censure, ni des besoins sexuels (voir l’ouvrage du Dr Mikhaïl
Stern).
Soyons clair ! Il ne s’agit pas d’un plaidoyer pro domo en faveur du
capitalisme. Ce n’est pas parce que dans ce cas précis, le capitalisme est dans
le vrai que nous sommes pro-capitaliste. Il est logique que l’offre précède la
demande. C’est l’URSS et les staliniens qui ont appliqué un principe de
planification inadapté ; qui n’ont pas su (ce que nous, nous essayons de faire)
adapter, faire évoluer un marxisme qui ne demandais que cela. Idéologie vivante
du temps de Marx et Engels, les staliniens en ont fait une pensée stérile ; nous
dit Wilhelm Reich dans « Psychologie de masse du fascisme » ; une pensée
enkystée et immobiliste, une religion, une langue morte. La glaciation ! (et
encore, les glaciers avancent !)
Il est intéressant aussi de noter que la principale formation politique à avoir
réussi sa reconversion dans le « nouveau monde » d’après le Mur est le …FN.
De totalement anti-communiste et anti-soviétique, de totalement pro-capitaliste
et pro-américains ; les voilà devenus anti-américains et anti-mondialiste. La
transition s’est faite sans bruit, sans que personne semble-t-il ne la remarque.
C’est pourtant un retournement complet de veste, un virage loft pour loft, à
180° ; à la manière dont le PCF s’était fait une lourde réputation. Quelques
contestations internes (vite étouffées) lors de la 2ème Guerre du Golfe et la
visite de Le Pen à Saddam Hussein. C’est tout.
Là aussi, la plupart des formations politiques, et notamment l’extrême-gauche,
ont été incapable
de s’adapter au monde « d’après ». Et pourtant, il y a bien un monde « d’après
». « Avant », le
terrorisme, bien que condamné juridiquement, bénéficiait d’une indiscutable
sympathie morale.
Qu’aurait été la cause palestinienne si elle ne s’était pas fait reconnaître par
le terrorisme ? De même pour la cause des noirs d’Afrique du Sud, des
catholiques d’Irlande du Nord, des basques, des corses, des guérilleros
d’Amérique latine et des freedom fighters du reste du monde ?
Par contre, les tibétains ont refusé d’utiliser le terrorisme et leur cause est
restée marginale.
Le terrorisme apparaissait comme le moyen dont disposaient les pauvres, les
faibles, les bons, pour se défendre face aux riches, aux forts, aux méchants.
Mais depuis le 11 septembre, le terrorisme est désormais hors la loi aussi bien
juridiquement que moralement.
A tel point que Poutine avec la Tchétchénie et Sharon avec les palestiniens
l’ont bien compris.
Poutine et Sharon, par la faute de Ben Laden, se sont retrouvés dans le camp des
bons. Ils sont devenus des artisans de la Paix… et Bush aussi.
C’est tellement vrai que l’IRA aussi l’a compris, en renonçant au terrorisme et
en décidant de poursuivre le combat par la voie démocratique ; la seule
possible, celle que nous avons choisie.
Des mouvements comme la LCR ne l’ont pas compris et se trouve obligé de
surenchérir leur soutien aux palestiniens par un anti-sionisme de plus en plus
antisémite, par le soutien au port du voile, etc.
Nous vous renvoyons, pour éviter les redites, au « Manifeste laïcité et
féminisme » que nous avons signé, à la lettre ouverte à Brigitte Bardot, à nos
remarques sur les frasques de Dieudonné et surtout à l’article : « Rétablissons
la Laïcité » ou nos positions sur le voile et la laïcité sont clairement
exprimée.
Il est important aussi de comprendre que la question du voile et d’Al’Qaïda sont
intimement liée.
Récemment, De Villiers a fait hurler l’extrême-gauche en affirmant qu’Al'Qaïda
constitue la logique même de l’Islam. Il n’a pas tord ! Si l’on reprend le
concept sociologique de la pyramide de Wilfredo Pareto, Ben Laden est le sommet
de la pyramide et la masse des musulmans, la base (si l’on ose dire, car
Al’Qaïda se traduit par La Base justement). De même, le Pape est le sommet et la
masse des catholiques, la base.
Hors, combien de catholiques se reconnaissent dans le discours intégriste,
sexuel, du Pape ? Même parmi les militants catholiques, le milieu de la pyramide
; combien de jeunes filles des JMJ, non mariées, sont encore vierges ?
On peut donc, sans être étouffé par la contradiction, applaudir le Pape… et
faire tout le contraire de ce qu’il exige.
Pour les musulmans, c’est la même chose. La plupart n’approuve pas Ben Laden,
sont des modérés, parle d’Islam à visage humain (tout en imposant le voile à
leur fille, leur femme, leur soeur), condamne le terrorisme (en n’oubliant pas
de condamner aussi celui d’Israël), etc… Il n’en demeure pas moins que Ben Laden
est bien un pur produit de l’Islam, qu’il en est même l’élite.
En ce sens, la LCR a tout faux et De Villiers a raison.
Que la LCR et le PCF y prennent garde ! A persister dans cette voie non
seulement erronée, mais aussi sans issue, c’est De Villiers qui pourrait nous
refaire le coup de Le Pen de 2002 en 2007 !
Nous l’avons analysé au chapitre III.
Vous l’avez compris, ce qui frappe, c’est l’incapacité, notamment des propriétaires officiels du marxisme, pour reprendre l’expression de Bergson ; à adapter leur discours, la ligne ; de s’adapter tout court ; à un monde qui à brutalement changé 4 fois en 10 ans et nécessite une plus qu’importante remise en question.
Et nous y voilà ! Mais il fallait auparavant faire la récapitulation :
Des changements intervenus dans le Système
Et, faute d’en avoir pris conscience, des erreurs et des fautes commises par
la Gauche et la plus grande partie de l’extrême-gauche.
Des redites ont manifestement et intentionnellement été commises dans cette
récapitulation. On n’avait pas vraiment le choix étant donné les
interpénétrations que l’on peut voir notamment sur les schémas.
Un des aspects fondamentaux du discours de Karl Marx est l’affirmation que le
capitalisme se cache et se sert de 2 fétiches :
- la religion.
- le nationalisme.
Le terme de fétiche est remplacé par celui d’opium du peuple par Lénine et
correspond assez bien à celui d’alibi que nous employons par ailleurs. On peut
aussi le considérer synonyme de celui de peste émotionnelle qu’employait Reich.
Cette assertion de Marx était vraie jusqu'à la 1ère guerre mondiale. Le barbu ne
s’était presque pas trompé. Le capitalisme a bien failli périr de ses
contradictions internes. Les capitalismes nationaux se sont affrontés entre eux
et se sont presque mutuellement détruits. L’affirmation selon laquelle
l’impérialisme est le stade suprême et ultime tu capitalisme s’est vérifié.
Stade ultime avant l’arrivée au pouvoir de la classe ouvrière : cela ne s’est
produit qu’en URSS.
Mais après la 1ère guerre mondiale et l’échec de l’exportation de la Révolution
hors d’URSS, puis sa confiscation par Staline, il a fallu déchanter.
Que s’est-il passer ?
Le capitalisme s’est même trouver en très forte expansion (jusqu’en 1929) grâce
aux énormes profits de l’industrie de guerre. « On croit mourir pour des idées,
pour sa patrie ; on ne meurt que pour des industriels » s’écria Anatole France.
Puis vint les réflexions d’Henri Bergson : « Mais quelle est donc cette classe
ouvrière qui rechigne à verser quelques gouttes de sang de 3 fois rien sur les
barricades pour ces choses concrètes que sont les salaires et les conditions de
travail ; et va mourir par millions dans les tranchées pour ces choses
abstraites que sont les idées de patrie, de liberté ? » Reconnaissance de
l’existence et de l’importance de l’Opium du peuple ! Ou encore cette
affirmation que « la classe ouvrière est la classe la plus réactionnaire qui
puisse exister. La bourgeoisie est sur bien des points, ô combien plus
révolutionnaire ». Ou encore : « finalement un communiste est un pauvre, frustré
de ne pas être riche, et qui déteste les bourgeois parce qu’il n’en est pas un »
sanctionnant le « capitaliste et communiste ont en commun d’être exclusivement
matérialiste ».
Force est de constater que le philosophe français n’a pas complètement tord.
Cette prise en compte, à la fois, de l’opium du peuple et de la lutte de classe
anti-bourgeoise, nationalisme et socialisme, est l’essence même de l’émergence
d’un fait nouveau, non prévu par Marx : le fascisme.
Les staliniens, tant bien que mal, et c’est toujours vrai aujourd’hui,
essayèrent d’intégrer cette chose nouvelle aux équations savantes du Maître et
déclarèrent, et déclarent toujours : que le fascisme est comme l’impérialisme,
la forme suprême… et ultime du capitalisme. Point !
En intégrant l’opium du peuple, les intellectuels fascistes, Mussolini
notamment, entendaient se poser en successeurs et héritiers de Marx, tout en
intégrant une révision, une correction ; en faisant de l’opium du peuple un
instrument au service de la classe ouvrière et non au service de la bourgeoisie.
Mais ce fut un échec avec cette proclamation d’Hitler : « Je ne connaît pas de
classe ouvrière ou de classe bourgeoise. Je ne connais que des allemands. »
C’est la fin de la lutte des classes et raison donnée aux communistes.
Avec la défaite des fascistes en 1945, on n’alla pas plus loin que le « point »
et les staliniens en sont resté là, croyant que la victoire suffirait à
confirmer l’équation : fascisme = nationalisme = racisme = antisémitisme =
Auschwitz sur laquelle repose toujours, essentiellement et quasi exclusivement,
l’existence de la secte stalinienne.
Equation fort bancale ! Fort bancale car Bergson est sur la forme confirmé par
Reich lorsqu’il parle des frustrations de la classe ouvrière. Les 2 personnages
sont fort différents. L’un parle de frustrations matérialistes et de l’impact du
nationalisme sur l’esprit des masses. L’autre de frustrations sexuelles et de
leurs évacuations par le racisme. Lorsque l’on met les 2 discours en
coïncidence, l’équivalence nationalisme = racisme saute aux yeux immédiatement
et semble donner raison aux stals.
Hors ce serait une grave erreur que de ne voir que cela, car la transformation
du stalinisme en opium du peuple change complètement la donne. En s’alliant dans
le cadre du Pacte Tripartite avec les religions, le stalinisme est devenu lui
aussi un fétiche au sens même que Marx donnait à ce mot. Il est devenu aussi une
peste émotionnelle, un alibi, un opium du peuple. C’est une des raisons qui
explique à quel point les staliniens s’accrochent comme des malades à l’équation
bancale susnommée. Elle est la seule chose qui permet de donner le change et de
continuer à faire croire qu’ils incarnent toujours le marxisme, la lutte de
classe et la défense de la classe ouvrière.
Avec Staline et le nationalisme russe, c’est même devenu aussi un fascisme.
En fait les pensée de Bergson et de Reich se rejoignent sur le fond, dans un
sens opposé à ce qu’ont voulu croire les stals.
C’est l’évolution du capitalisme entrevue par Marcuse qui nous met sur la voie.
Non seulement le capitalisme évolue structurellement, mais il évolue aussi dans
l’espace. L’apparition des multinationales était déjà un coup à la théorie du
fétiche nationaliste. Avec le mondialisme, on va plus loin ! La théorie est
purement et simplement fichue par terre.
Par le fait que le capitalisme est devenu mondialiste et que le capitalisme
national qui existait avant 1914 a quasi disparu, le nationalisme est devenu
aujourd’hui un adversaire du capitalisme parce qu’adversaire du mondialisme.
Ainsi le rêve de Mussolini condamné par Hitler deviendrait réalité ? Ainsi le
fascisme serait devenu le vrai défenseur de la classe ouvrière ? Ainsi
s’expliquerais pourquoi les masses qui votaient PCF votent aujourd’hui FN ?
Ainsi le PCF occupe aujourd’hui la place de l’opium et le Le Pen celle
qu’occupait Marx ?
Non, cela n’est pas le cas et heureusement car si Le Pen avait été vraiment
fasciste, c’est indéniablement la carte qu’il aurait jouée. C’est surtout vrai
pour Mégret qui en faisant scission a eu l’occasion unique de créer un vrai
parti fasciste… qu’il a laissé passer.
Cela est vrai aussi pour le parti nationaliste italien, autrichien, flamand,
etc…
Aucuns n’ont saisi l’opportunité unique de l’après 1ère guerre mondiale qu’avait
su saisir Mussolini à une époque où le mondialisme n’existait alors pas. Les
dirigeants d’aujourd’hui devraient être encore plus avantagé.
Seul Chevènement semble y avoir pensé, mais il n’a pas osé. Le fantôme de Marcel
Déat certainement.
En fait, ces nationalistes sont toujours malades des mêmes maux qui étaient ceux
d’Hitler, c'est-à-dire racoler dans toutes les classes sociales, rechercher
encore et toujours l’alliance des capitalistes et de la droite libérale alors
qu’hésitant hier, ils y sont désormais, mondialistes oblige, à jamais
définitivement hostiles.
Bien plus que la stupidité de l’extrême-droite, c’est le fait que la droite ne
s’alliera jamais avec elle qui fait qu’elle ne sera jamais au pouvoir. Le
tintamarre du PCF n’y est pour rien, c’est le fait du mondialisme. Ce n’est
nullement par peur du PCF que 45 % des électeurs de Le Pen du 1er tour n’ont pas
voté pour lui au 2ème (d’autant plus que beaucoup d’électeurs PCF du 1er tour
ont voté Le Pen au 2ème tour).
Il est donc par conséquent inacceptable et désolant de voir la gauche et la plus
grande partie de l’extrême-gauche appeler à voter Chirac. C’est en outre un
sentiment de trahison que est ainsi provoqué dans la classe ouvrière et donne
une raison de plus aux ouvriers de voter Le Pen.
Soyons clair et que cela ne fasse aucune ambiguïté, il est bien évident que les
masses ne sont pas fascistes. D’abord parce qu’elle serait bien en peine de
définir le terme autrement qu’à travers l’équation susnommée du bourrage de
crâne de la propagande mensongère stalinienne. Equation qui ne les empêche
nullement de se tourner vers le FN, non parce qu’elles votent pour Le Pen, mais
parce qu’elles votent contre les autres.
Comment lorsque l’on a un drapeau où il y a écrit « 100 % à gauche », peut-on
appeler à voter pour la droite sans provoquer ce sentiment de trahison ?
Le vote Le Pen est donc aussi un contrecoup de l’appel à voter à droite de la
gauche et de la plus grande partie de l’extrême-gauche. Comme si les
travailleurs qui normalement se serait abstenus dans un 2ème tour qui ne les
concernait pas (ce qui fut le cas lors du 2ème tour des présidentielles de 1974)
s’étaient dit : « ces fumiers de bourgeois qui prétendent représenter la classe
ouvrière appellent à voter pour le candidat du Capital (ce qui est logique pour
des bourgeois) ; et bien, rien que pour les faire chier, on va faire le
contraire ». C’est le vrai sens du vote protestataire, sauf que la protestation
s’adresse non seulement à Chirac et consort, mais aussi à la gauche et à la plus
grande partie de l’extrême-gauche.
Lors des futures élections, il est clair que l’on ne se laissera pas faire par
le bourrage de crâne, le mensonge, de ce « mirage » qu’est la peur du Grand
Satan Le Pen.
Sa présence au 2ème tour est son chant du cygne. Non seulement cela ne se
reproduira jamais, mais même si cela arrivait, on sait désormais qu’il n’y a
vraiment rien à en redouter.
Le Pen pense qu’en 2007, s’il est présent au 2ème tour face à un candidat de
gauche, il gagnera. Quelle stupidité ! Au 2ème tour de 2002, 80 % de ses voix
étaient de gauche. Elles lui manqueront pour la plupart dans cette hypothèse, si
la gauche et la plus grande partie de l’extrême-gauche cessent leur fétichisme à
l’égard de l’extrême-droite. Et comme en 2002, la plupart des voix de droite non
seulement ne se maintiendrons pas au 2ème tour en sa faveur, mais irons jusqu'à
se reporter sur le candidat de gauche ; il y a fort à parier que le borgne se
prendra une claque encore plus gigantesque qu’en 2002. Nul besoin d’en rajouter
car cela produirait, comme on l’a vu l’effet exactement inverse.
N’oublions pas ce qu’Hitler à écrit dans Mein Kampf : « Peut importe que l’on
parle de nous en mal. L’important c’est que l’on parle de nous ». C’est bien
l’une des rares phrases de ce bouquin avec laquelle nous sommes d’accord. Le Pen
a du la lire lui aussi, ce qui explique le discours victimiste dont il use et
abuse.
Si nous devions rencontrer quelqu’un qui souhaiterais adhérer au FN et si nous
devions lui donner les meilleurs conseils pour rendre les meilleurs services
possibles au FN, nous lui dirions ceci : « Inutile d’aller au FN. Tu ne serais
qu’un tracteur ou un colleur de plus. Cela ne servirais quasiment à rien. Si tu
veux vraiment faire quelque chose qui rapporte des voix au FN, va plutôt adhérer
au SCALP ou à Ras-le-Front ».
Pour en finir avec le prétendu racisme qui existe en France, soulignons une
constatation que tout le monde peut faire : les propos prétendument raciste que
l’on entends dans 99 % des cas sont de 2 types. Et seulement de 2 types.
A. « Salope de blonde ! Encore une qui se tape un bamboula »
B. « Enculés de bougnoules ! c’est avec l’argent de la drogue qu’ils ont pu se
payer cette Mercedes décapotable. »
Dans presque tout les cas, cela émane de mecs. Les femmes sont rares à
l’extrème-droite.
Rien à voir avec les thèses d’Alfred Rosenberg. Ce n’est pas du racisme, c’est
de la xénophobie. Si le racisme ne se soigne pas, la xénophobie si.
Cas A : Manifestement, ce pauvre type n’as pas du s’en taper beaucoup de
blondes. Nous rejoignons Reich. Ce n’est pas du racisme, c’est du refoulement
sexuel. Notons au passage que le MRAP est aux abonnés absent lorsqu’un turc tue
sa sœur parce qu’elle veut se marier avec un français.
Cas B : Manifestement encore un pauvre type qui n’a jamais eu de Mercedes.
La plupart du temps pourtant, la Mercedes est possédée légalement, et avec de
l’argent propre. Beaucoup de ces jeunes s’endettent énormément pour cet achat ;
chose que ne veut pas faire notre « raciste ».
De toute manière cela relève des frustrations de frics que soulignait Bergson,
et comme le PCF « est pour les bougnoules », on va donc au FN. Derrière le
prétendu racisme, se cache en fait une lutte de classe décalée… et
accessoirement on trouve effectivement des attitudes staliniennes qui confinent
à l’incitation à la haine raciale par un parti pris manifeste au détriment des
français de souche en particulier et des blancs en général. (exemple :
manifestations et pétitions pour la libération de prisonniers noirs ou arabes
hors d’Europe, mais silence radio sur le sort des prisonniers des victimes
blanches, irlandaises et catholiques d’Irlande du Nord, en Europe, à 30 mn
d’avion de Paris ; enfermées derrière un mur de la honte et du racisme bien
avant que les israéliens n’érigent le leur). Du pain béni pour l’extrême-droite
qui n’en demandait pas temps.
Mais cela est évident depuis longtemps lorsque l’on regarde les faits divers où
les rares cas que trouve le MRAP à poursuivre en Justice relèvent en fait de
quelconques querelles de voisinage où la victime, pure coïncidence, est
non-blanche.
Le « bruit et l’odeur » en somme, refrain bien connu. Des cas semblables entre
blancs sont tout aussi nombreux.
Reste ces malheureux candidats à l’entrée des boîtes de nuit… mais comme la
plupart du temps les videurs sont eux aussi noirs ou arabes, la Justice classe
sans suite.
Par contre, il serait faux de dire que le racisme n’existe pas en France, mais
ce n’est pas, sauf exceptions (qui ne passent pas inaperçues des médias aux
aguets), au FN qu’on le trouve.
Combien de têtes de listes d’origine africaine ou maghrébine dans les partis du
centre, de la droite libérale, de la gauche caviar, des verts, de
l’extrême-gauche ? Alors qu’on en trouve au FN !
Combien de rejets de candidatures d’embauches au vu d’un nom d’origine
maghrébine, par des DRH peuplées de membres des partis incriminés plus haut, de
membres de la franc-maçonnerie, de sectes, d’homosexuels ; tous majoritairement
masculins (et exclusivement pour les francs-maçons et les homosexuels), tous
donneurs de leçons d’anti-racisme et pourfendeurs de l’extrême-droite… et tous
(ou presque) aussi racistes que sexistes et machistes ? (comme l’illustre plus
qu’éloquemment cet extrait d’une BD éditée par une banque qui n’est populaire
que de nom)
cliquer sur l'image ci-dessus pour l'agrandir
Idem pour les agences immobilières et autres organismes de location de
logements.
Que dire aussi d’autres donneurs de leçons que sont les journalistes et
notamment les télévisions. On en trouve quelques-uns dans les grandes chaînes,
chargés du grand reportage à l’étranger, notamment dans leurs régions d’origine.
Rarement présentateur du 20 heures. La pire de toutes ? Evidemment celle qui va
le plus loin dans les leçons, jusqu’à l’injure, le bûcher, l’appel au meurtre et
au lynchage, c'est-à-dire Anal +. « Faites ce que je dis ! Pas ce que je fais
est leur devise ». Mais là, le MRAP est curieusement absent pour poursuivre en
Justice les politicards et les journaleux, et rare les procès à l’encontre des
DRH et des agences immobilières.
Résumons-nous :
I°) le nationalisme n’est plus à mettre dans les fétiches du capitalisme.
II°) n’y figure plus que les religions ; rejointes par le PCF (et espérons que
le rapprochement de la LCR et du PCF cesse rapidement avant que les 1ers ne
rejoignent les 2èmes dans cette catégorie).
La 3ème révision se trouve là.
Constatant que le nationalisme est devenu l’ennemi du mondialisme, ce que nous
sommes aussi ; partant du point de vue, que l’ennemi de mon ennemi est mon ami ;
doit-on considérer les nationalistes comme nos alliés ?
i) Non, car ils ne le voudraient pas eux-mêmes, prisonniers qu’ils sont des
clichés
passéistes en noir et blanc qui caractérisent leur idéologie. Cependant, s’ils
veulent
nous parler, on peut toujours écouter. Ça n’engage à rien.
ii) Non, car ils persistent, tout en tenant un discours anti-mondialiste, à
rechercher
l’alliance des capitalistes et des libéraux convertis au mondialisme.
iii) Non, car leurs électeurs pour une large majorité viennent de la gauche, ne
sont
chez eux qu’à cause des trahisons des staliniens, de la gauche-caviar et depuis
le
2ème tour des présidentielles de 2002, d’une partie de l’extrême-gauche. Mais il
y
a une marge entre voter Le Pen et prendre sa carte au FN. Il y a même aussi une
marge entre voter Le Pen et voter FN, les candidats du FN aux autres élections
réalisant des scores moitié moindre de celui de Jean-Marie aux présidentielles.
N’est pas tribun qui veut !
Ces électeurs ont donc pour vocation à revenir à gauche… et plus
particulièrement chez nous. Welcome home ! Sweet home Ecologie Libidinale !
Ceci dit, il existe suffisamment d’éléments pour en finir avec une politique de
lynchage qui de toute manière écoeure les masses à juste titre.
Car on serait bien en peine de trouver une filiation, même indirecte, entre le
FN et le NSDAP.
Alors qu’il existe une filiation, et directe qui plus est, entre Staline et
Marie-George Buffet.
Et cette politique de lynchage est une des caractéristiques des méthodes
autant staliniennes que goebbelsiennes.
Tout ce qui précède démontre qu’au contraire, et à tous les étages, c’est la
secte stalinienne qui gangrène la vie politique et que si un parti doit être
exclu, c’est le PCF. L’embargo doit être étendu aussi à toutes les organisations
ayant un lien avec eux.
Hors, c’est tout le contraire que nous observons. La fête de l’Humanité 2005 a
vu apparaître un bureau qui de Fabius à Bové et Besancenot, nous présente
Marie-George Buffet et le PCF au centre. Comme si des nombreux héritiers de
Marx, les staliniens seraient les officiels, les légitimes, les gardiens du
temple, les Lévy du marxisme.
En 2002, à 3 %, il semblait qu’il ne faudrait plus qu’un coup de pied pour en
finir avec la secte PCF. Après ce remarquable orateur que fut Thorez, le bagout
de Marchais, ce hâbleur de Hue ; voilà que le PCF hérite d’un secrétaire général
qui a fait s’écrouler de rire le public du Stade de France lors du match de
football France-Algérie où elle essaya maladroitement de faire cesser les
sifflés de la Marseillaise. Incapable de prononcer une phrase sans bafouiller,
incapable de décoller les yeux de son texte ; cette « rond de cuir », parfaite
bureaucrate-type stalinienne apparaît ainsi comme celle qui sauve le PCF… et
c’est de Besancenot, d’un trotskyste, des ennemis jurés des stals que vient la
bouée de sauvetage d’un parti, qui loin d’être les gardiens du temple du
marxisme, en sont au contraire les fossoyeurs ; qui ne sont les Lévy que de
Staline.
Cela est d’autant plus absurde que la LCR n’a rien à gagner à cette politique
qui ne profite qu’au seul PCF. Jamais la LCR ne retrouvera ses 6 % de 2002. Par
contre, grâce au facteur, le PCF est remis en selle ; et à la 1ère place de la
gauche qui a dit NON, qui plus est.
Décidément, ce facteur ; par ses prises de positions en faveur du voile, de la
Turquie, d’un anti-sionisme qui frôle l’antisémitisme… et d’une résurrection du
PCF-intronisation-gardien de la révolution ; se met de plus en plus dans notre
collimateur et apparaît comme de moins en moins le bon partenaire pour cette
3ème Révolution du Marxisme.
Ah si Lutte Ouvrière était moins sectaire ! Arlette n’a pas appelé à voter
Chirac et est contre le voile... tout comme nous. C’est d’ailleurs l’appel à voter
Chirac de Besancenot plus particulièrement, qui fut le détonateur, la goutte qui
fit déborder le vase ; nous amenant à passer d’une simple association
d’opposition à l’ESB
(Epilation Sous les Bras)... à la résurrection, ô combien redevenue nécessaire ; de la
pensée reichienne.