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Mars 2004 : Bertrand Cantat est condamné à 8 ans de prison. Nous avons l'obligation d'émettre une opinion sur le crime de Vilnius. Nous ne rentrerons pas dans les détails de cette morbide affaire pour la bonne raison que nous n'avons pas les dossiers d'instruction en main ni les rapports d'autopsie. Par contre, il y a un point sur lequel nous pouvons nous exprimer, c'est cette défense de Cantat qui affirme que c'est un crime d'amour et que l'on peut tuer pour "trop aimer". |
![]() Marie Trintignant |
Ce n'est en aucun cas une preuve d'amour. C'est l'expression d'un sentiment de possessivité frustré. C'est l'échec de l'imposition de la fidélité, de l'exclusivité ou même de la simple suspicion d'infidélité.
C'est le "je t'ai baisée, je t'ai marquée comme l'on marque au fer rouge le bétail au Texas, j'ai acquis une concession d'utilisation et d'exclusivité d'utilisation", "je préfère te tuer que de te savoir dans les bras d'un autre",
etc...
On peut être propriétaire et usufruitier d'une maison, d'un terrain, d'une voiture, d'une vache, d'un chien... mais d'une femme ?
La jalousie, c'est l'aveu de la pratique de l'esclavage. C'est une attitude de proxénète ("je suis macquée").
Cela est indéniablement encouragé par le Système laïque qui a reproduit
stricto-sensu le mariage religieux, n'autorisant que difficilement la divorce, instituant un PACS au rabais, obligeant les victimes de brutalités
soit à accepter, soit à fuir, ce qui donne un quitus à l'agresseur.
Un crime "passionnel" doit donc être reconnu comme circonstance aggravante et non l'inverse comme c'est le cas aujourd'hui. La preuve, puisque le terme même de "passionnel" est faux. C'est un meurtre "sexuel" comme ceux dont sont victimes violées, prostituées, etc... La perpétuité doit être requise.
Les comportements jaloux doivent être considéré comme délictuel et punis comme tels :
La jalousie existe aussi chez les femmes, mais cela se caractérise par moins de violence et par une subtilité de la vengeance à la limite presque acceptable, du style "tu me trompes, je te trompe".
Rappelons leur que nul besoin de se venger pour aller voir ailleurs. C'est une liberté quasi reconnue par le Système d'ailleurs !
"Cocufier" n'est plus un crime (voilà au moins un point avec lequel nous sommes d'accord avec le
Système.)
Reste à supprimer les termes de "cocu" et "tromper" du vocabulaire, et l'on aura accompli un grand pas pour empêcher de "noirs désirs"
de se transformer "en noirs desseins".
Concernant les violences au sein de la famille, nous vous recommandons vivement d'aller voir le documentaire "Domestic violence" de Fréderick Wiseman. Le second volet "Domestic violence 2" va sortir en salle à Paris prochainement (2004).