La ligne

Grande question ! faut-il définir une ligne ?

Proche du mouvement anarchiste, nous ne devrions pas avoir à définir une ligne, toutes les initiatives devant être les bienvenues et concourir au but général.
 Sans vouloir revenir sur ce vieux débat entre centralistes et fédéralistes, on peut marier les 2 : un but général bien défini mais à la fourchette suffisamment large pour laisser libre place à l’expression la plus vaste possible, à l’invention de nouveaux outils de lutte, à la découverte de nouvelles voies pour la Révolution (si cette dernière est toujours possible et est encore plus que l’idée utopique qu’elle a fini insidieusement par devenir).

D’une part, nous approchons de 2007 et les risques d’entrisme non nul de la part d’éléments d’autres partis ou partiellement ou totalement influencés par ces autre partis, nécessitent à notre avis, une petite mise au point que nous pourrons définir comme étant une « ligne ».

D’autre part, l’insidieux glissement vers l’utopie de l’idée révolutionnaire n’est-il pas du justement à ces entrismes, à ces influences, à cet embourgeoisement, à ce réformisme à la Jaurès, à cette tendance à glisser vers le conservatisme, l’âge et la reconnaissance professionnelle venant ?

D’une part, peut-on négocier des alliances avec d’autres mouvements ? Mais ne risque-t-on pas d’y perdre notre âme si ces mouvements sont par trop différents de nous, à fortiori s’ils recèlent des différences majeures par rapport à notre spécificité ? Et s’ils sont plus importants et nous absorbent, nous liquéfient ?

D’autre part, peut-on continuer dans un splendide isolement parce que ceux vers qui l’on voudrait se rapprocher nous snobe (nous ne sommes encore pour beaucoup qu’un sous-groupuscule) ?

En y réfléchissant bien, la « ligne » se dessine en fait très facilement d’elle-même... par élimination de ce qu’il ne faut pas faire. Tout le reste est permis.

En règle générale, nous refusons le vieux, traditionnel clivage droite-gauche devenu obsolète et faux. Il n’est plus qu’un référentiel par défaut.
Nous lui substituons le clivage France d’en-Haut / France d’en-Bas plus réaliste et plus conforme à l’idée de Karl Marx d’une opposition exploiteurs-exploités. Plus conforme à la lutte des classes.
Nous avons donc une opposition partis populaires et populistes d’une part (les exploités) contres les partis bourgeois (les exploiteurs) de la droite libérale (UMP-UDF) et de la gauche-caviar (PS-Verts) d’autre part. S’y rajoute, un pied dans la gauche-caviar en tant que constitué d’apparatchiks privilégiés, un « parti pas comme les autres » : le PCF.
Un pied seulement, car c’est là que le bas (sans jeu de mots) blesse. En voulant créer une candidature unique de l’extrême-gauche (Verts et PS qui ont voté NON au référendum, PCF bien sur et LCR), le PCF veut montrer qu’il est toujours d’extrême-gauche et toujours un parti populaire. En réalité, les 3.32 % de 2002 on failli les virer de leurs postes d’apparatchiks. En créant cette union de l’extrême-gauche dont ils sont le centre, la clé de voûte, le moteur ; quitte a ne pas présenter de candidat PCF (Ce sera certainement Besancenot le candidat de cette union de l’extrême-gauche, car on ne voit vraiment pas ce que la LCR peut avoir à gagner à cette union, à permettre au PCF de repasser au-dessus des 5 % ce qui ne sera qu’au détriment de la LCR. C’est la seule explication logique.), le PCF repasse au-dessus des 5 % et retrouve ses postes d’apparatchiks. L’autre pied est donc bien dans la gauche-caviar et c’est lui qui prime.
Apparemment fair, l’idée de candidature unique de l’extrême-gauche souhaitée par le PCF est en réalité profondément unfair. Cette politique d’ouverture sera suivie, comme de bien entendu depuis les débuts de l’histoire du PCF, d’une fermeture, de purges ; et nous verrons comme de bien entendu, ceux qui se seront fait berner (pour être poli) par les « ouvertures », le chant des cigales ; tomber des nues lorsque la bise sibérienne sera venue.

Mieux vaut prévenir que guérir, surtout si cela risque de se faire au détriment, voir de la mise en cause de l’existence même de notre tout jeune mouvement.
En conséquence :
1. Il n’y aura d’alliance et de rapprochement qu’avec la France d’en-Bas. (populaire bien sur, mais sans oublier les électeurs des populistes qui le sont bien souvent à cause et du fait du « parti pas comme les autres ».
2. Toute personne qui défendra le « parti pas comme les autres » sera considérée au même titre que toute personne qui défendra la France d’en-Haut.
Et même pire car défendre Staline (et ses héritiers) est aussi condamnable que défendre Hitler. C’est même la même chose.
Il faut en finir avec l’ « accident » (du 22/06/1941) qui a fait que les soviétiques se sont retrouvés, sans le faire exprès, dans le box des juges au procès de Nuremberg.
3. Nous n’avons pas encore de position pour 2007, et il n’est pas certain non plus que nous en
ayons une, d’autant plus qu’il est maintenant certain que nous ne pourrons pas y présenter    
une candidate. Nous verrons en temps utile et c’est pourquoi notre position ne devra pas être
polluée par des adhésions, des votes et décisions internes « contre-nature » sur la politique à
suivre.
4. D’ici-là, nous maintiendrons (et développerons) notre activisme sur ce qui maintenant devient la routine de l’activisme MP1PM :
a. Campagne d’été contre l’épilation (à laquelle vient de se joindre le MIEL) et la cravate.
b. Campagne d’hiver contre la surpopulation (et la pollution, l’accroissement de l’effet de serre et le gaspillage des ressources de la planète qu’elle entraîne) et pour une décroissance démographique nécessaire à la décroissance économique globale et permettant le maintien d’une croissance économique par habitant.
Cette décroissance démographique pouvant être atteinte grâce à la voie que Wilhelm Reich nous a ouverte :
i. La lutte contre les « opiums du peuple » et notamment les intégrismes, l’ordre moral bourgeois, le patriarcat, le sexisme, le racisme, le fascisme, le stalinisme ; « pestes émotionnelles ».
ii. La lutte pour la liberté de la femme et la liberté sexuelle.
iii. Le développement du Planning familial pour l’éducation à la sexualité et la démographie contrôlée que cela implique.
iv. La réduction et la suppression des problèmes du sida, de la faim, du chômage, d’une 6ème extinction massive par le bouleversement du climat. La recherche d’une préservation des richesses pour les générations futures, d’une vie meilleure et plus agréable, moins de guerres, etc. Bref, tout les bienfaits qu’entraîneront une réduction progressive de la population mondiale à 2 (voir 1 si possible) milliards d’habitants.

Cette « ligne » est une base minimale en deçà de laquelle il est totalement exclu et impensable de descendre, de ce que maintenant, il faut bien appeler l’« idéologie » MP1PM. On n’aime pas trop le mot, mais étymologiquement, on ne peut le renier.

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Mouvement Pour un Parti Matriarcal (MP1PM) - mp1pm.ouvaton.org - Dernière mise à jour le 21 déc. 2006