Les chimpanzés pratiquent le harem. La conséquence en est que le mâle dominant passe son temps en surveillance des femelles et en bagarre avec les autres mâles pour maintenir son statut que :
1. Il finira par perdre, car on ne peut pas toujours gagner.
2. Il y a toujours quelques petits malins qui arrivent à déjouer la surveillance ou profite du sommeil du maître.
Le maître n’est donc pas heureux.
Pour ce qui est des petits malins, ce n’est pas le « pas vu, pas pris » furtif et rare qui peut les satisfaire.
Les autres mâles ne sont pas plus heureux.
Chez les bonobos, que l’on classe souvent à tord comme une sous-espèce de chimpanzé, les pratiques sexuelles sont multi-partenariales et très fréquentes.
Conséquence de tout cela, on observe une agressivité permanente chez les chimpanzés même apprivoisés.
‘’Les’’ célèbres « Judy » (car il en fallu plusieurs) de la série TV « Daktari » étaient connues pour être des donneuses de baffes de première et pour les énormes difficultés à tourner avec elles.
La raison de cette agressivité est manifestement due à une frustration sexuelle constante.
A contrario, les bonobos sont réputés pour leur sociabilité.
Rappelons que la notion d’adultère provient justement de populations qui pratiquaient le harem, notion exportée chez nous (et aujourd’hui) via Bible et ses extensions Evangile et Coran.
C’est en effet par rapport au harem et au fait que nombre de femmes n’avaient qu’assez rarement des rapports sexuels étant donné leur nombre, qu’il est apparu nécessaire de pénaliser l’envie de faire l’amour avec un autre homme. Là est l’origine semble-t-il de cette notion – pénale – d’adultère.
Pourtant les apôtres du Christ vivaient en communauté et Jésus pris la défense de Marie-Madeleine :
« Que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre » [Jean 8, 7]… et personne ne bougea, preuve que cette notion d’adultère était, et est toujours une pure hypocrisie, puisque tout le monde pratique, tend à pratiquer, souhaite ou désire pratiquer la sexualité multi-partenariale… ou fantasme dessus.
Les frustrations qu’à la fois :
1. cette quête
2. son interdiction
entraînent, provoque chez les humains les mêmes résultats que chez les chimpanzés dont l’on se gausse lorsqu’on les voit se chamailler et se battre.
…et ce malgré la disparition du harem.
…alors qu’il suffirait de vivre en s’inspirant des bonobos pour être heureux au lieu d’être aussi « bêtes » que les chimpanzés.
Question : Ils ne souhaitent absolument pas partager leurs partenaires ! juste en avoir plusieurs, et surtout celles des autres.
Réponse : J’allais le dire, mais comme je voulais tendre une perche et ne pas faire les questions et les réponses tout seul… et lancer un débat sur cette mailing liste un peut morose ces derniers temps...
Pour te répondre, cela concerne surtout les hommes. Le « ma femme est à moi, celle des autres aussi » et la défense de son territoire est ce que l’on observe souvent chez les mâles.
J’hésite à parler au nom des femelles, mais il semble que c’est principalement :
1. défense du territoire avec des expressions répugnante du style « Mon mac »
2. tromper la vigilance du mâle et rechercher des escapades en fonction d’un certains nombre de critères variables.
Rappelons que c’est Darwin qui a inventé le concept de sélection sexuelle, partie intégrante de la sélection naturelle.
Depuis on a pas mal avancé. Mai 68 et Reich notamment, mais aujourd’hui tout cela semble remis en cause sur les buts, les motifs, les raisons de la fonction sexuelle.
D’une part le retour de la morale sexuelle répressive. Pour cela nous avons les réponses de Reich.
D’autre part il suffit de lire les revues scientifiques (Sciences et vie, Science et avenir, etc…) pour se rendre compte qu’il y a bien des choses qui ne collent pas et que les modèles existants sont remis en cause et à revoir.
On en est revenu quasiment au point de départ d’après les scientifiques.
C’est d’ailleurs je pense, la raison d’être de nos associations. Le mouvement reichien s’est éteint au début des années 80… parce qu’il avait « gagné ». S’il renaît maintenant, c’est parce nous nous apercevons que tout est à recommencer… ou presque.
Question : NON. les gens ne souhaitent pas la sexualité multi-partenariale !
Réponse : La plupart des femmes font « pouahh ! », mais pas la plupart des hommes au vu du marché de la prostitution et de la pornographie.
Pour l’échangisme, j’ai pu constaté par expérience personnelle que ce sont souvent les hommes qui se dégonflent même lorsque leur femme est d’accord… alors que ce sont eux qui ont mis le sujet sur le tapis.